Cancer

Quels sont mes facteurs de risque liés au cancer avec le début de la ménopause?

Quoique le risque global de cancer précisément lié à l’apparition de la ménopause soit minime, les médecins canadiens conviennent que les facteurs suivants doivent être pris en considération dans l’évaluation du risque de cancer d’une femme :

  • Poids corporel (s’il y a 20 % de poids excédentaire)
  • Âge à la puberté
  • Âge à l’accouchement, particulièrement si les grossesses ont été tardives
  • Antécédents d’allaitement maternel
  • Âge actuel
  • Consommation d’alcool
  • Tabagisme
  • Condition physique
  • Antécédents familiaux (présence d’un ou de plusieurs liens de parenté immédiate atteints)
  • Recours à l’HT

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Existe-t-il certains types de cancer plus courants chez les femmes ménopausées?

Les fournisseurs de soins de santé qui traitent les femmes ménopausées se concentrent particulièrement sur les risques de cancer de l’endomètre et de cancer du sein et ils sont donc prudents à l’égard de l’hormonothérapie. Toutefois, les études récentes fournissent de nouvelles preuves que le risque de cancer chez les utilisatrices de l’HT est semblable à celui d’autres facteurs courants, tels que l’âge à la puberté, l’âge à l’accouchement ou les antécédents familiaux.

Risque cumulé absolu et risque additionnel de cancer du sein lié à la durée d’un traitement hormonal de substitution

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Quel est le risque de cancer du sein pendant la ménopause?

Il y a un risque accru de cancer du sein chez les femmes qui ont eu recours à l’hormonothérapie combinée pendant plus de cinq ans. Cette hausse a la même ampleur que celle des autres facteurs de risque courants pour le cancer du sein, comme l’âge à la puberté, le fait d’avoir 30 ans au premier accouchement ou l’embonpoint. La bonne nouvelle est que le risque absolu pour une personne est faible, et le risque revient à la normale peu après avoir cessé d’utiliser l’HT.

Facteurs de risque de cancer du sein

Et comme toutes les femmes font face à un risque accru de cancer du sein avec l’âge, vous devez participer aux programmes de dépistage régulier du cancer du sein pour augmenter vos chances de dépistage précoce. 

Et finalement, cessez de fumer! Les femmes qui fument augmentent leur risque de souffrir de tous les types de cancer, notamment du cancer du sein.

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Devrais-je envisager l’hormonothérapie (HT) pour mes symptômes de ménopause si j’ai l’un de ces facteurs de risque?

Comme chaque femme est différente, vos facteurs de risque doivent être équilibrés par rapport à vos préoccupations et à vos symptômes de ménopause particuliers. Une consultation avec un médecin pour examiner vos antécédents médicaux et évaluer vos options de traitement est la première étape à suivre pour décider si l’HT vous conviendra.

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Si je développe le cancer pendant que j’ai recours à l’hormonothérapie (HT), devrais-je mettre fin à cette thérapie immédiatement?

À l’exception du méningiome (tumeurs au cerveau), du cancer du sein et du cancer de l’endomètre étendu, aucune donnée biologique n’indique que l’HT peut accroître le risque de récurrence. Certains cancers sont reconnus pour augmenter le risque de caillots dans les veines, et votre médecin devrait vous en parler.

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Mes risques globaux de cancer sont-ils supérieurs si j’ai recours à l’hormonothérapie (HT)?

Un certain nombre d’études récentes qui ont suivi des femmes pendant leur ménopause ont permis de mieux comprendre le sujet du risque de cancer et de l’hormonothérapie. Ces études fournissent de nouvelles données à l’effet que le risque de cancer chez les utilisatrices d’HT est semblable à d’autres facteurs communs tels que l’âge à la puberté, l’âge à l’accouchement ou les antécédents familiaux.

Il y a un risque accru de cancer du sein chez les femmes qui ont eu recours à l’HT combinée pendant plus de cinq ans. Cette augmentation a une ampleur semblable à celle d’autres facteurs de risque courants quant au cancer du sein, comme votre âge à la puberté, le fait d’avoir plus de 30 ans au premier accouchement ou l’embonpoint. La bonne nouvelle est que le risque absolu d’une personne est faible, et le taux de risque revient à la normale peu après avoir cessé d’utiliser l’HT.

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Mon âge constitue-t-il un facteur de risque de développer un cancer du sein?

Toutes les femmes font face à un risque accru de cancer du sein avec l’âge, et par conséquent, elles devraient participer à des programmes réguliers de dépistage du cancer du sein. Si une femme vit jusqu’à 85 ans, elle aura une chance sur neuf de développer un cancer du sein. La plupart des cancers du sein surviennent après 60 ans.

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Où puis-je avoir un dépistage du cancer du sein?

Les programmes de dépistage du cancer du sein sont différents dans chaque province et territoire au Canada. Une mammographie est un outil de dépistage important pour la détection précoce du cancer du sein. Certaines femmes ayant recours à l’HT subissent une hausse de la densité du tissu mammaire, ce qui rend plus difficile le dépistage d’une petite bosse au sein. Pour ces femmes, l’échographie mammaire peut être utile pour avoir un meilleur aperçu de la santé de leurs seins.

Soyez proactive : demandez à votre médecin ce qui est offert dans votre région et comment vous pouvez y participer. Les tests de Pap permettent de dépister le cancer du col de l’utérus et les mammographies, le cancer du sein; c’est le premier moyen de défense dans le dépistage du cancer. Les examens colo­rectaux permettent de dépister les cancers du colon et du rectum, et ils sont recommandés pour les personnes de plus de 50 ans.

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Quelle est la position de la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada sur l’hormonothérapie (HT)?

Après avoir analysé attentivement les recherches scientifiques sur l’hormonothérapie du Canada et de partout dans le monde, les obstétriciens et les gynécologues canadiens recommandent l’hormonothérapie comme une option sûre pour la plupart des femmes qui subissent une réduction de leur qualité de vie attribuable aux symptômes de la ménopause. Le risque accru des femmes récemment ménopausées qui suivent une hormonothérapie est extrêmement faible.

La Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC) a publié la Conférence canadienne de consensus sur la ménopause, qui mentionne que l’hormonothérapie peut être prescrite sans danger selon la dose et la durée nécessaires pour atteindre les objectifs du traitement, à moins qu’une femme ait un facteur de risque particulier pour une maladie ou un état de santé particulier. La Société recommande que les fournisseurs de soins de santé examinent régulièrement les risques et les avantages de l’hormonothérapie avec leurs patientes. Les nouveaux conseils avancent que pour une femme de moins de 60 ans, l’HT représente un choix sûr et raisonnable.

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SOGC